forum mondial des femmes francophones mars 2014

les journées 3 et 4 mars 2014 ont vu, le  Réseau Francophone pour l’Égalité  Femme – Homme participé au forum de Kinshasa. Par la voix de ses membres, le réseau est intervenu  sur les thèmes suivants:

PROCESSUS DE PAIX & SORTIE DE CRISE

photo Mme Ndiaye

Pr Ndioro NDIAYE 

Présidente AMLD

Coordinatrice RF- EFH.

« Le lien entre la prévention des conflits et la sécurité humaine est direct dans la mesure où les conflits armés compromettent les deux fondements jumeaux de la sécurité humaine, à savoir être à l’abri de la nécessité et être à l’abri de la peur. » (Plan d’action RES 1325 Sénégal)

C’est pour cela  qu’en choisissant  d’adhérer au choix des thématiques à discuter  lors de cette Conférence, nous voulons marquer  notre militantisme et notre engagement, pour toute politique  qui nous aiderait à améliorer   les performances  économiques  et sociales de nos gouvernements et créerait un impact positif  ainsi sur  la qualité des ressources humaines qui doit impulser le développement dans nos pays francophones .

Aujourd’hui, la concurrence mondiale est une compétition entre des firmes et des sociétés  qui tirent leurs forces  de leurs Ressources Humaines; alors si nos pays francophones  veulent rentrer dans la compétition, leurs systèmes éducatifs doivent nécessairement  s’adapter. Il en est de même, si l’on veut appréhender correctement les contextes  de crises, de paix et de sécurité  et d’acquisition de pouvoirs. Ainsi, face à ces défis, pour favoriser la genèse de germes de changement forts, nécessaires et utiles pour permettre aux femmes et aux hommes, de provoquer des réactions et réformes salutaires, le RF-EFH  demande  ici à KINSHASA,  de nouvelles opportunités d’alliances, de changement et de régulation (rôles des femmes   en politique,  éducation, paix et sécurité).

L’ENERGIE POUR L’AUTONOMISATION

Mme Yacine DIAGNE GUEYE

Mme Yacine DIAGNE GUEYE

Responsable des Programmes

ENDA ENERGIE

La prise en compte de l’accès à des services énergétiques performants et durables constitue un élément essentiel dans l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes. Dès le départ, les questions de genre et d’énergie ont été analysées à partir du secteur de l’énergie domestique et du budget temps de la femme constitué en grande partie de la réalisation d’activités liées à la gestion de la famille avec sa force physique par manque de services. Au fur et à mesure, cette vision est apparue très restrictive avec la prise de conscience sur la nécessité de considérer l’égalité des sexes à tous les niveaux. C’est ainsi que s’est développée la prise en compte du genre dans tous les secteurs de l’énergie, partant du fait que seuls l’accès et l’usage d’une énergie moderne comme l’électricité pouvaient faire changer les situations d’inégalités. Si les zones rurales constituent le lieu d’expérimentation du genre sur les aspects énergétiques, c’est parce que à travers le monde près de 1,6 milliard de personnes n’ont pas accès à l’électricité et près de 2,4 milliards de personnes utilisent des combustibles traditionnels de biomasse pour la cuisson. Dans le cas particulier de l’Afrique, seuls 12% de la population rurale accède à l’électricité et 65% dépend de la biomasse traditionnelle pour la cuisson. En raison de l’utilisation du bois et du charbon de bois pour la cuisson. Le faible niveau d’accès l’électricité contribue à retarder la satisfaction des besoins productifs, capables d’apporter des transformations notables dans le vécu de ces populations et dans les relations de genre. Tous les besoins nécessitent de l’électricité ou la disponibilité de services d’énergie qui permettent aux hommes et aux femmes de transformer leurs productions et de les mettre sur le marché. Au-delà de cet aspect, l’amélioration des conditions de santé, d’éducation, de formation, d’accès à l’eau et à divers services passent par un service électrique. La satisfaction des besoins primaires de la femme requière aussi d’autres formes de services pour la cuisson (gaz, biogaz, foyers améliorés), la mouture (moulin, plate-forme multifonctionnelle), la conservation, le commerce de proximité, etc. Tant que le niveau d’accès à des services d’énergie sera faible, la femme sera toujours dans l’exclusion, car n’ayant pas le temps de s’investir dans l’apprentissage, de développer des activités génératrices de revenus ou de participer à la vie sociocommunautaire. La prise en compte de tous les domaines d’activité en particulier les secteurs productifs dans lesquels évolue la femme, contribuera à réduire rapidement les gaps. D’autre part le faible niveau d’accès aux services énergétiques et la dépendance combustible traditionnel, risque de confronter les femmes et les communautés à d’autres difficultés. Elles dépendent des prélèvements directs sur l’écosystème, marqué par la dégradation en raison d’usages non durables des ressources et de l’impact des changements climatiques. À ce titre, les questions de genre et d’égalité doivent être considérées dans les initiatives sur les changements climatiques car elles touchent à la sécurité humaine. Les femmes subissent en premier les impacts en raison de leurs rôles qui les placent en contact direct avec l’environnement, que ce soit pour les besoins élémentaires de la famille ou pour leurs activités commerciales.

AUTONOMISATION POLITIQUE DES FEMMES

Pr Justine T DIFFO

Pr Justine T DIFFO

Coordonnatrice Nationale

Réseau More Women in POLITICS

« L’homme et la femme sont d’abord égaux avant d’être complémentaires ». C’est par cette affirmation riche en symbole que le Secrétaire Général de l’OIF  délivre sa vision de l’égalité femme-homme dans l’espace francophone dans une interview  accordée à France 24 le 20 mars 2013 à l’occasion de la journée internationale de la francophonie. Bien qu’elle semble aller de soi a priori, l’égalité femme-homme souffre pourtant des constructions structurelles et culturelles à l’origine des barrières invisibles qui entravent l’expression de la citoyenneté pleine et active et la participation accrue des femmes en politique dans la plupart des pays francophones. Qu’est-ce qui justifie qu’il soit encore si difficile d’atteindre la masse critique de 30 % de femmes dans les sites de pouvoirs (économique, socio-culturel et politique) dans l’espace francophone avec plus de 120 millions de femmes francophones dans le monde, alors que dans le même temps, le poids démographique est reconnu sous le prisme de la gouvernance démocratique comme un réel déterminant du pouvoir politique ?  Il semble justement que notre acception de départ ne soit pas une idée partagée dans l’imaginaire collectif de la majorité des peuples, et que l’administration «hémiplégique » de l’espace public soit en réalité l’un des freins au développement socio-économique de l’espace francophone. En effet, s’il est admis que les femmes comptent, celles-ci ne sont pas encore suffisamment prises en compte dans le calcul des facteurs de développement, ce qui ne traduit que de façon minimaliste la rémunération de leur engagement politique dans la plupart des États, nonobstant la ratification parfois sans réserve des instruments internationaux garantissant leur pleine participation à la vie politique et publique.

Le Réseau de Soutien à la Participation politique des femmes (RSPPF) en tant que structure relais du Réseau francophone pour l’égalité femme-homme (RF-EFH) entend déployer son vaste réseau camerounais et intercontinental pour susciter une compréhension commune des enjeux de la participation plus accrue des femmes dans les politiques publiques, étant entendu que la participation politique des femmes est une question de démocratie et de développement. Nul n’est besoin en effet de démontrer que l’institutionnalisation du genre dans les politiques publiques est un levier important de renforcement du pouvoir d’action des femmes à travers la systématisation de la prise en compte du genre dans les systèmes éducatifs à la base, dans les politiques économiques aux fins d’autonomisation des femmes pour un leadership stratégique plus affirmé, plus effectif et plus accompli dans l’espace francophone. Pour ce faire, trois axes d’intervention ciblée sont privilégiés dans le double but de la déconstruction des inégalités de genre  et la domestication des instruments juridiques internationaux de garantie et de protection des droits socio-économiques, civiques et politiques des femmes.   Ces axes d’intervention mettent en exergue l’éveil de la conscience politique des femmes pour un engagement citoyen valorisant les compétences féminines,  le plaidoyer et le lobbying  auprès des décideurs politiques sur l’exigence de la création des conditions favorables à l’égale participation des hommes et des femmes à l’expression de la citoyenneté, l’implication accrue des médias à l’éducation des populations en général et des cibles en particulier. C’est à ce prix que l’égalité femme-homme, en tant que  réalité transformatrice  des inégalités de fait,  sera un véritable levier de développement sous le prisme des OMD Post 2015, si l’on convient avec  Raoul BOLERO que « l’homme et la femme sont comme les deux ailes d’un oiseau et, tant que l’aile féminine ne sera pas déployée comme l’aile masculine, l’humanité, [la francophonie] ne prendra pas son envol ».

ÉCONOMIE: DE L’AUTONOMIE AU PARTAGE DU POUVOIR

Mme Hélène RYCKMANS

Mme Hélène RYCKMANS

Experte en Genre

LE MONDE SELON LES FEMMES

Cette thématique vise à éclairer les modalités adoptées par les femmes au Sud et au Nord pour développer leur autonomisation /empowerment en articulant empowerment individuel et collectif

Il s’agira de montrer comment les divers axes de l’empowerment (avoir, savoir, pouvoir et estime de soi) (selon la méthodologie développée par le Monde selon les femmes), aboutit à des formes de participation au pouvoir de décision qui rétroagissent dans les secteurs économiques, éducatifs, de la décision, amenant ainsi les femmes à être de plus en plus reconnues comme actrices dans la gestion des politiques publiques.

SÉCURITE & MAINTIEN DE LA PAIX

Mme Amina BOUAYACH

Mme Amina BOUAYACH

Secrétaire Générale

Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) 

Les instruments et déclarations adoptés au niveau international n’ont cessé d’affirmer l’influence du respect des droits des femmes sur le rétablissement et le maintien de la paix et de la sécurité internationale. Selon la résolution 1325, adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies en 2000, « si les effets des conflits armés sur les femmes et les petites filles étaient mieux compris, s’il existait des arrangements institutionnels efficaces pour garantir leur protection et si les femmes participaient pleinement au processus de paix, le maintien et la promotion de la paix et de la sécurité internationale seraient facilités ». Cependant, quatorze ans plus tard, l’absence des femmes aux tables des négociations des accords de paix est encore criante. Les femmes restent largement sous-représentées au sein des instances politiques et de transition et de nombreux pays n’ont toujours pas adopté un plan national de mise en œuvre de cette résolution. En période de conflit, les femmes continuent d’être prises pour cibles et subissent les violences les plus insoutenables. Dans de nombreux pays, les crimes sexuels sont utilisés comme arme de guerre par les parties au conflit. Les auteurs de ces crimes jouissent de la plus grande impunité, contribuant à banaliser ces crimes, alors même que les victimes subissent stigmatisation et abandon et qu’elles peinent à accéder aux services médicaux et psycho-sociaux nécessaires. La FIDH appelle à la mise en œuvre pleine et entière de la résolution 1325 et des suivantes, afin de respecter les droits des femmes et contribuer à une paix durable.

FEMMES & POUVOIR: Les Engagements de l’Union Africaine et de la CEDEF

Mme Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON

Mme Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON

Coordinatrice Sous Régionale

WiLDAF/FeDDAF-WASRO/BSRAO

  • Quels sont les engagements pris? (CEDEF, UNION AFRICAINE)
  • Où en sommes-nous?
  • Recommandations pour améliorer la participation des femmes aux prises de décisions

PARTICIPATION POLITIQUE & LEADERSHIP FÉMININ

PHOTO PANEL.6

Mme Dorothée Aimée MALENZAPA

Présidente AFEDEC

Savoir, pouvoir et participer

Aujourd’hui plus que jamais, la problématique de la participation des femmes aux instances décisionnelles devient une nécessité urgente, au regard de l’évolution de nos sociétés  confrontées à des crises multiformes, qui appellent  une autre approche de gestion.  En effet, les femmes longtemps confinées dans des rôles secondaires aspirent de plus en plus à s’affirmer et à travers quelques exemples, certaines se sont révélées talentueuses  dans des activités socio-économiques, de sorte qu’il convient de créer des conditions adéquates,  afin qu’elles puissent s’impliquer au même titre que les hommes et contribuer davantage à la vie politique. De ce fait, elles pourront pousser à la promotion de l’égalité des droits dans les faits, veiller à l’évolution des rôles et à la prise en compte systématique de l’approche genre  car la pleine et égale participation des femmes à la vie politique, économique, sociale et culturelle implique :

  • L’égalité des droits ;
  • La garantie des droits fondamentaux des femmes et l’élimination de toutes les formes de discriminations et de violences à leur égard ;
  • Leur autonomisation, condition sine qu’a none de leur épanouissement.
  • Le changement de comportement, la transformation des mentalités etc…»

Cependant, tout cela ne peut s’accomplir que par le biais de l’Éducation, qui est une action d’acquisition de connaissances et de compétences obtenue par l’apprentissage. D’où son caractère transversal est son positionnement au cœur de tout processus de développement. « Pour s’en convaincre, il suffit de se référer aux objectifs du millénaire pour le développement  (OMD) où les huit points de la déclaration doivent nécessairement passer par l’Éducation, qui conditionne dès lors, l’éducation s’illustre comme la clé du savoir, le moyen qui permet d’accéder au pouvoir ainsi qu’aux autres aspects fondamentaux de la gouvernance.

Plus il y aura de femmes éduquées dans le sens de porter des innovations, d’agir en politique, dans les instances de décisions, plus vite on changera le fonctionnement du monde pour qu’il soit juste, égalitaire, afin de susciter un développement plus harmonieux et durable, facteur de paix.

COHESION SOCIALE & LUTTE CONTRE LES STEREOTYPES

PHOTO PANEL.6 8

Mme Alimata SALAMBERE

Présidente RIFA

Le traitement de ce sous-thème oblige à dépasser la simple notion de préjugé, jugement formé à l’avance porté sur les femmes, selon des critères qui leur sont généralement défavorables, pour englober également celles de stéréotype, qui est un cliché qu’on applique à un groupe, et de discrimination, qui consiste à traiter différemment les hommes et les femmes, en favorisant les premiers.

Supposons qu’une femme postule à des responsabilités au sein d’une entreprise et aille voir le directeur à cet effet.

Ce dernier peut avoir en tête que les femmes accordent plus d’attention à leur vie de famille qu’à leur vie professionnelle. Ce serait un stéréotype car il s’agirait d’un jugement péremptoire fondé sur des idées qui collent aux femmes depuis la nuit des temps et sur des caractéristiques supposées et non pas sur des éléments d’appréciation objectifs.

Si, en revanche il se dit : en tant que femme, cette personne avec qui je discute ne peut pas assumer des responsabilités importantes car, en tant que femme, elle accordera le plus clair de son temps à ses obligations familiales ; il ferait montre d’un préjugé fondé sur le stéréotype précédent et consistant à reconnaître, par avance, à tous les membres d’un groupe, un stéréotype supposé attacher à ce groupe.

Le directeur peut aussi conclure en décidant que, cette postulante étant une femme, il ne la nommera pas à ce poste qui demande une certaine disponibilité. Il se rendrait alors coupable de discrimination.

Comme on le voit, le stéréotype, le préjugé et la discrimination sont des notions très voisines, que l’on retrouve toujours dans l’univers féminin et qui méritent d’être combattues avec la même énergie. De tous temps, la femme a été jugée intellectuellement inférieure à l’homme, trop émotive, trop frivole, impure,  incapable de maîtriser ses sentiments et ses émotions .Les filles qui ont eu la chance d’aller à l’école, en  sont soustraites dès la puberté parce qu’un préjugé  veut que celles qui font des études longues finissent par se dévergonder ou tomber en grossesse.  Dans toutes les sociétés, la femme  a été considérée comme un être mineur. Pendant longtemps, elle ne pouvait pas occuper. certaines fonctions et même, ne pouvaient tout simplement travailler, ouvrir un compte bancaire ou acquérir un bien immobilier qu’avec  l’autorisation de son mari.

Sur ce plan, les choses n’ont changé, en Occident que dans un passé assez récent. Dans beaucoup de pays du tiers-monde, la gent féminine continue d’être ostracisée même si on peut noter quelques frémissements positifs ça et là. Il faut bien sûr réparer tous ces torts séculaires et la volonté politique demeure un facteur de concrétisation du changement de la société ; le cas récent de la constitution Tunisienne en est un exemple.

Toutes les sociétés, toutes les civilisations, tous les continents et toutes les religions ont partagé cette conviction de l’infériorité de la femme.

Soit on dit que l’homme a d’abord été créé et que  la femme  ne l’a été que pour rompre la solitude du mâle, soit on considère que la femme n’a droit qu’à la moitié des droits reconnus au sexe fort, soit encore on décrète d’autorité que l’homme est le chef de la famille et que sa ou ses femmes et les enfants doivent porter son nom   et se soumettre à son autorité. De quelque côté que l’on se tourne, les exemples sont légion des brimades dont la femme a souffert au cours des siècles et dont certaines subsistent  de nos jours, nonobstant les progrès de la science qui explique que cette situation ne repose sur aucune donnée objective irréfutable.

Les stéréotypes, les préjugés et les discriminations prospérant sur le terreau de l’obscurantisme et de l’ignorance, c’est par l’éducation et la culture qu’ils peuvent être combattus.

Toutes les statistiques concluent à la supériorité numérique des femmes. C’est donc dire que, les sociétés qui empêchent la femme de s’épanouir, se privent volontairement ou non, des talents de «  l’autre moitié du ciel » et fonctionnent de manière hémiplégique.

Le combat pour rétablir la femme dans tous ses droits passe par l’acquisition du savoir et du savoir-faire, par son autonomisation économique et financière et la mise en place d’un arsenal législatif approprié et l’institutionnalisation( Les  rapports des ateliers du thème 1 ainsi que de l’atelier 2 de notre thème ,nous apporteront sûrement des éléments complémentaires en la matière ) d’un système efficient et efficace de sensibilisation par la presse écrite, la radio, particulièrement les Radios Rurales  et les Centres de lecture et d’animation culturelle implantés dans certains pays par l’OIF,  la télévision, le cinéma, les centres culturels, internet bien sûr ainsi que les canaux traditionnels tels que les chefs coutumiers de villages et de quartiers, les griots et tous les leaders d’opinion, la société civile, les autorités religieuses , le tout avec un fort soutien de la communauté internationale et de l’OIF en particulier.

FEMMES & ÉDUCATION

Mme Adèle Safi KAGARABI

Mme Adèle Safi KAGARABI

Coordinatrice Nationale

MARCHE MONDIALE DES FEMMES

La promotion des ressources humaines en générale et celle féminine en particulier passe impérativement par l’éducation-instruction compétitive comme gage et lance le fer du développement durable. Point n’est besoin de revenir dans l’équilibration des trois piliers du développement durable en ses aspects : écologique,  économique et social en privilégiant la garantie des générations présentes et celles futures par une protection rationnelle.

Il est un constat selon certaines approches que la femme n’a pas encore été utilisée dans la société traditionnelle et celle industrielle- post industrielle. Les faits sont parlants car peu sont les femmes qui ont un niveau d’études avec facture, point des femmes fonctionnaires wébériens ou propriétaire foncières. Cette ressource encore intacte et originale peint un tableau interpellant et constitue une opportunité pour relancer la société humaine en perte de visite  au point de vue socio-culturel que cette actrice une fois formée lancerait un méta politique c’est-à-dire la nouvelle civilisation, celle basée sur le développement durable.

Éduquer, former et instruire la femme dès l’école maternelle, primaire, secondaire, à l’université doit être considéré comme le thème de la société en commençant par la  famille « cellule-mère de la nation». La femme est restée du moins dans nos milieux ruraux la référence de l’alimentation et production agricole. Une éducation appropriée ayant comme référentielle la protection et promotion de l’écologie devaient faire objet d’intégration dans tous les processus de la formation de la femme aux fins de produire et consommer écologiquement.

DE L’ECOLE AU MARCHE DU TRAVAIL: LA FORMATION  

Mme Aicha BahPANEL 4.Image fixe005 DIALLO

Présidente FAWE

I Introduction

Trois citations: Mahatma Gandhi, Koffi Annan et Mayra Buvinic (banque mondiale). L’éducation des filles favorise entre autres l’égalité des genres, la santé, la croissance économique, la protection de l’environnement, la paix. Les bénéfices de l’éducation des filles sont donc évidentes et pourtant elles continuent à rencontrer des barrières qui entravent leur éducation. Pourquoi? Quels en sont les facteurs? Ce sont des facteurs externes et des facteurs internes aux systèmes éducatifs.

  • II – Les facteurs externes
  • 1) La pauvreté
  • 2) Les attitudes, croyances et pratiques culturelles
  • 3) La difficulté des sortants à trouver un emploi
  • III – Les facteurs internes liés aux systèmes éducatifs) L’absence d’une dimension genre dans les politiques éducatives
  • 2) Les infrastructures
  • 3) Les enseignants
  • 4) La langue d’enseignement
  • 5) L’inadaptation des programmes et du matériel d’apprentissage aux besoins des filles
  • 6) Les examens de fin de cycle
  • 7) L’environnement scolaire:
  • la faim
  • la santé
  • le manque de soutien des parents
  • le manque de statistiques désagrégées
  • le manque de recherches pour identifier les vrais raisons
  • le monitoring et évaluation non suffisants
  • la disparité dans les attentes aussi bien des parents que des enseignants
  • les discriminations et les violences de genre à l’école
  • IV – Les conflits armés
  • Les écoles sont fermées. Ce sont les filles et les femmes qui payent le plus lourd tribut des conflits.
  • Les stratégies seront abordées lors des ateliers.

PROTÉGER LA PAIX & LA DÉMOCRATIE: Combattre les inégalités et inéquités

photo Mme Koité Doumbia

Mme Mama Koité DOUMBIA

Présidente FEMNET

Malgré des cadres politiques élaborés aux niveaux international et national, des femmes font face à d’énormes défis quant à leur participation aux processus de consolidation de la paix et à la traduction des instruments normatifs en véritables droits. Des textes  et mécanismes  peinent à se traduire  en politique. La femme est la cible privilégiée dans les conflits armés. Elle est la principale victime des violations des droits humains fondamentaux : traitements cruels, inhumains et dégradants (viols, viols massifs, harcèlements, grossesses non désirées, contamination VIH/SIDA ou IST, esclavage sexuel, lapidation, restrictions etc…).Les femmes jouent un rôle clé dans les processus de prévention, de maintien et de consolidation de la paix, et de reconstruction de la démocratie.

La capacité des femmes à influencer réellement les processus de paix est souvent compromise par la menace ou l’expérience réelle des violences sexuelles basées sur le genre (VSBG), qui habituellement s’aggravent pendant et après les conflits armés, et par les préjugés sociaux, (coutumes, traditions) qui sont des obstacles à la pleine participation politique des femmes dans de nombreux pays.

Les femmes ne sont ni représentées de manière adéquate au niveau de la prise de décision ni impliquées dans les négociations et accords de paix alors qu’elles portent toujours le fardeau de la guerre

Les besoins différenciés  sont souvent ignorés lors des périodes de reconstruction post-conflit.

La réflexion sur les rôles et les responsabilités des femmes dans la gouvernance et la prévention des conflits passe par l’identification du statut de la femme dans les sociétés concernées car c’est le statut qui permet de cadrer le rôle dans la société, dans tous ses aspects.

1- Les Rôles des Femmes dans  la Consolidation de la Paix

2- Quelques stratégies et actions Le partage d’expériences entre femmes d’hier et d’aujourd’hui peut être un véritable moteur pour les nouvelles générations. Cela pourrait encourager les jeunes à poursuivre les combats menés par les anciennes et à celles-ci de passer le flambeau aux jeunes.

La consolidation de la paix est l’affaire de tous, gouvernements nationaux, partenaires internationaux, la société civile et communautés locales qu’ils participent au maintien de la paix, au développement ou aux activités humanitaires.

LA DÉMOCRATIE A L’EPREUVE DU PARTAGE DU POUVOIR POLITIQUE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES DANS LES PAYS FRANCOPHONES

Mme Odile D Faye

Mme Odile Ndoumbé FAYE

Secrétaire Exécutive AFARD

La problématique « Genre et Participation politique » est devenue, de nos jours, une question à laquelle la société politique et la société civile accordent une grande importance. Malgré les résistances notées par rapport à l’implication des femmes et des filles dans la gestion du pouvoir, la tendance observable permet de conclure que l’idéal égalitaire, même lorsqu’il n’est pas exprimé de manière claire, « travaille » au moins les opinions. C’est ainsi que les États,  pressés souvent par des mouvements nationaux et internationaux de défense des droits des femmes, prennent de plus en plus de mesures visant l’égalité des droits entre les Femmes et les Hommes dans l’espace politique. Les partis politiques aussi prennent de plus en plus conscience de la nécessité d’intégrer les femmes sur les listes électorales et adoptent des mesures symboliques ou réelles, pour qu’elles soient bien représentées.

Cependant, malgré les efforts notés dans la représentativité des femmes dans lesdites instances dans certains pays, le constat des chiffres montre que cet espace résiste encore  à leur inclusion.

Quelles sont les raisons de fond qui bloquent le processus (parité/quota) ? Pourquoi de telles inégalités ? Comment le politique gère-t-il les relations de genre ? Qu’en est-il de l’espace francophone ? Comment y remédier ?

Ce sont là quelques questions auxquelles cette communication tentera de donner des esquisses de réponse, à la lumière des études réalisées sur la question par l’Association des Femmes Africaines pour la Recherche et le Développement (AAWORD/AFARD)

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