Information Pays

Albanie
Drapeau:
Taux de Femmes entre 20 et 24 ans mariées avant 15 ans : Non Disponible
Taux d'inscription net des filles à l'ecole primaire : 100%
Taux de femmes dans des positions ministérielles : 53%
Taux violence conjugale physique et/ou sexuelle dans 12 derniers mois : Non Disponible
Taux de femmes de 25-54 ans participant à la force de travail : 66%
Fiche Pays: Voir Fiche
Langue Officielle: Français
Monnaie:
Population: 0 hbts
Superficie: 0 Km2
Date d'independance:
Regime Politique:
CEDEF/CEDAW (adoptée le 18 décembre 1979 et entrée en vigueur le 3 septembre 1981) Date de signature 1994-05-11
Date de ratification
PROTOCOLE A LA CEDEF (adopté le 6 octobre 1991 et entré en vigueur le 22 décembre 2002) Date de signature 2003-06-23
Date de ratification Non
PIDESC (adopté le 16 décembre 1966 et entré en vigueur le 3 janvier 1976) Date de signature 1994-10-03
Date de ratification 1990-01-26
CDE (adoptée le 20 novembre 1989 et entrée en vigueur le 2 septembre 1990) Date de signature 1992-02-27
Date de ratification 1992-02-27
RESOLUTION 1325 ET SUIVANTES Adhésion
STATUT DE ROME (adopté à Rome le 17 juillet 1998 et entré en vigueur le 1er juillet 2002) Date de signature 1998-07-18
Date de ratification 2003-01-31
DECLARATION DE BEIJING ET PROGRAMME D’ACTION DE LA QUATRIEME CONFERENCE MONDIALE SUR LES FEMMES Adhésion
CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL DES NATIONS UNIES (ECOSOC), Commission de la Condition de la Femme. RESOLUTION : « Mettre fin à la mutilation génitale féminine» Adhésion
CONVENTION EUROPEENNE SUR L’EXERCICE DES DROITS DES ENFANTS Date de signature 2011-10-19
Date de ratification 2011-01-20
Adhesion
CONVENTION DU CONSEIL DE L’EUROPE SUR LA PREVENTION ET LA LUTTE CONTRE LA VIOLENCE A L’EGARD DES FEMMES ET LA VIOLENCE DOMESTIQUE : CONVENTION D’ISTANBUL Date de signature 2013-02-04
Date de ratification 2011-12-19
Adhesion

Conformément aux articles 5 et 122 de la Constitution albanaise du 28 novembre 1998, les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme que l’Albanie a ratifiés ou auxquels elle a adhéré, y compris le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, sont devenus partie intégrante du droit interne et que leurs dispositions sont directement applicables et peuvent être évoquées devant les tribunaux nationaux et appliquées par ces derniers. La Constitution de 1998 garantit des droits politiques, économiques et sociaux égaux pour les deux sexes. En son article 18 al. 2, elle consacre le principe de l’égalité des genres. Elle a entraîné la modification de l’ensemble de la législation en matière de droits des femmes et notamment l'élaboration de nouveaux textes juridiques comme le Code civil, le Code pénal, le Code du Travail. Le plus important pour nous, est sans doute le Code de la Famille, élaboré en mai 2003 à partir d’une loi proposée par un collectif d’ONG luttant pour le droit de la femme. Ce code remplace toute la législation précédente relative au mariage et à la famille. L’article 7 par exemple fixe l’âge minimum du mariage pour les deux époux à 18 ans, l’article 8 stipule que les deux époux doivent être consentants.

Le nouveau Code de la famille, loi n° 9062 du 8 mai 2003 : ce code contient des dispositions qui protègent les femmes et les filles contre les mariages forcés, et celles en vertu desquelles les femmes en cours de divorce doivent être traitées avec équité lorsqu’elles demandent leur part des biens du couple, une pension alimentaire, la garde de leurs enfants et une contribution à l’entretien de ceux-ci.

La loi n° 9669 du 18 janvier 2006 sur la lutte contre la violence dans les relations familiales [La loi n° 9669 du 18 décembre 2006 relative aux Mesures contre la violence dans les relations familiales (ou violence domestique)],

La loi n° 9970 du 24 juillet 2008 sur l’égalité des sexes dans la société, qui comporte une définition de la discrimination à l’égard des femmes au sens de l’article premier de la Convention, les modifications du Code électoral du 29 décembre 2008 visant à accroître le nombre de femmes candidates aux élections nationales et locales,

La loi n° 10221 du 4 février 2010 sur la protection contre la discrimination, qui fait de l’Albanie l’un des rares pays à interdire expressément, entre autres, la discrimination fondée sur le sexe, l’identité sexuelle et l’orientation sexuelle,

La loi n° 7895 du 27 janvier 1995 modifiant le code pénal albanais

Les modifications au Code pénal de décembre 1996, relatives à la traite des femmes et des filles et qui visent à criminaliser les délits sexuels, d’enlèvements, de retentions…

La loi nº 10347 relative à la protection des droits de l’enfant, en novembre 2010.

La loi N° 10250 du 11 mars 2010 sur l’aide économique aux victimes de trafic et le financement des services dédiés à ces victimes

Les amendements au Code pénal (lois N°23/2012 et 144/2013 portant ajouts et amendements à la loi N°7895/27.01.1995 relative au Code pénal de la République albanaise) érigent en infraction pénale la violence domestique.

- La Stratégie nationale en faveur de l’égalité des sexes et de lutte contre la violence familiale (2007- 2010). - La stratégie nationale en faveur de l’égalité des sexes et de la réduction de la violence sexiste et intrafamiliale 2011-2015, a été adoptée en juin 2011. - La Stratégie Nationale de Lutte contre la Traite en décembre 2010. - Plan d’actions national de lutte contre la traite sur les années 2011-2013. - Plan d’action national pour l’égalité de genre 2016-2020. - Elaboration du plan d’action de soutien aux femmes chefs d’entreprise pour la période 2014-2020. - Stratégie nationale de la lutte contre la traite d’êtres humains 2014-2017. - Stratégie de réinsertion des citoyens albanais rapatriés (2010-2015). Ce plan d’action permet de faciliter et de soutenir la réinsertion des rapatriés, y compris les femmes migrantes. La stratégie est fondée sur le principe de l’égalité des sexes. - En 2013, le Ministère de l’action sociale et de la jeunesse a mis au point le Plan d’action national destiné à associer les hommes et les garçons, en tant que partenaires des femmes et des filles, à la lutte contre la violence sexiste et la violence domestique 2010-2014. - Le Commissariat à la protection contre la discrimination, créé en mai 2010 est un organisme indépendant chargé de promouvoir l’égalité femme/homme, de veiller à l’application des lois contre la discrimination, d’organiser des campagnes de sensibilisation et enquêtes sur les plaintes pour discrimination. - La Stratégie nationale de lutte contre la traite des enfants et de protection des enfants victimes de la traite, adoptée en juillet 2008. - L’existence d’unités de protection de l’enfance dans 28 municipalités et communes. - La Stratégie Nationale pour l’amélioration des conditions de vie des Roms. - La Décennie pour l’intégration des Roms (2010-2015). - L’adoption, en mars 2012, du Plan d’action en faveur de l’enfance 2012-2015, mais on note avec préoccupation que ce

Les Avancées

La loi albanaise “Sur la santé reproductive” est une des lois les plus modernes en Europe et un garant du droit de la femme à décider elle-même pour sa reproduction. Une loi sur les droits et le traitement des détenus a été adoptée afin de favoriser leur réinsertion dans la société. Un traitement approprié de la délinquance juvénile qui prend en compte les besoins physiques et psychologiques des jeunes délinquants a été mis en place. Par ailleurs, une attention particulière est portée dans les prisons à l'amélioration du traitement des personnes ayant des problèmes psychologiques. L'administration pénitentiaire encourage et soutient la contribution des organisations non gouvernementales dans la formation des personnels. Par ailleurs, des mesures visant à promouvoir des alternatives à la détention ont été adoptées tout récemment dans le cadre de plusieurs textes de loi. La loi réglementant les médias audiovisuels a été adoptée en février dernier afin de réglementer ce secteur et de favoriser la liberté d'expression. • Adoption en mai 2018 de la loi sociale sur le logement. Cette loi permet aux femmes victimes de violence domestique, aux rescapées et possibles rescapées de la traite des êtres humains et les mères célibataires de bénéficier d’un accès prioritaire aux logements sociaux à bas prix. • Le Ministère de l’action sociale et de la jeunesse sensibilise les organes gouvernementaux et publics sur les dispositions de la convention d’Istanbul. • La Commission permanente du travail, des questions sociales et de la santé surveille la mise en œuvre des recommandations de la Convention et l’application des lois relatives à la protection des femmes contre la discrimination. • La loi-cadre no 93/2014 relative à l’intégration des personnes handicapées vise à promouvoir et à défendre les droits des personnes handicapées. La non-discrimination et l’égalité des sexes constituent deux principes clés de cette loi. • Le Ministère de l’action sociale et de la jeunesse a adopté la nouvelle stratégie relative à l’emploi et aux compétences pour la période 2014-2020. • La loi no152/2013 relative à la fonction publique et les règlements pertinents qui défendent les principes de l’égalité des chances, de la non-discrimination, du professionnalisme, de la transparence et de la viabilité. • En matière du cancer du col de l’utérus, la prévention, le dépistage précoce et le traitement des affections de l’appareil génital des femmes est une priorité en Albanie. • Un Comité national de lutte contre le cancer du col de l’utérus a été institué et un Programme national de lutte contre ce cancer 2011-2020 a été élaboré. • Elaboration de la Stratégie nationale albanaise de sécurité contraceptive 2012-2016. Cette stratégie offre aux femmes et aux hommes la possibilité de choisir, obtenir et utiliser des contraceptifs et des services de planification familiale de qualité. • Elaboration de la Stratégie d’intégration sociale 2015-2020. Cette stratégie met l’accent sur l’intégration des groupes vulnérables en adoptant une démarche soucieuse de l’égalité des sexes.

Les Obstacles

? L’inégalité de l’accès aux soins de santé pour les deux sexes entre les zones rurales et les zones urbaines, ? Accès au service de planification familiale et aux services liés à la procréation, ? Un taux bas d’utilisation de contraceptifs modernes, ? Hausse du nombre de femmes infectées par le VIH/SIDA, transmission du VIH de mère à enfant, ? Taux de mortalité infantile élève surtout dans les zones reculées. ? La proportion élevée en ce qui concerne en particulier les services de planification familiale et de santé liée à la procréation, ainsi que par le taux global d’utilisation de contraceptifs modernes (qui reste très bas). ? La hausse du nombre de femmes infectées par le VIH/sida, la transmission du VIH de la mère à l’enfant, la faiblesse de l’offre d’antirétroviraux dans les zones rurales. (Selon le comité sur l’élimination des discriminations à l’égard des femmes) ? Le taux de mortalité infantile qui reste élevé, est largement imputable à la malnutrition, touchant en particulier les enfants vivant dans des zones reculées. ? La proportion élevée d’enfants roms (presque la moitié d’entre eux) qui, n’ayant pas de carte sanitaire, n’ont pas accès aux services de santé. ? L’organisation fragmentée des services de santé pour la mère et l’enfant, et le fait que les liens entre ces services et les institutions de soins de la petite enfance soient lacunaires. ? Selon le Comité(PIDESC), les enfants infectés par le VIH: - sont diagnostiqués très tard, - n’ont pas de dépistage confidentiel et volontaire, - n’ont pas de système de surveillance correct, à même de détecter tous les cas de VIH/SIDA. - n’ont pas accès à un système de santé intégré. - (Dont) le tiers ne va pas à l’école. ? La minorité continue de subir des discriminations dans l’accès au logement, à l’emploi, à l’éducation et aux services sociaux et dans la participation à la vie politique. ? La persistance de la pratique de la dette de sang, issue de l’application du droit coutumier (le Kanun) et, en particulier, par le meurtre d’enfants et la dissimulation d’un grand nombre d’enfants aux fins de les protéger contre les règlements de compte meurtriers, spécialement dans la partie septentrionale du pays. • Il n’y a pas assez de mesures pour réduire l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes. • En Albanie l’avortement est légalisé mais il conduit malheureusement les mères à y avoir recours quand le bébé est une fille car elles ne sont pas les bienvenues dans la société. • Le pays est considéré comme la plaque tournante du trafic d’êtres humains de plus les femmes sont contraintes à la prostitution.

Les Avancées

Des réformes très complètes ont été menées à bien, et ont abouti à des réalisations dans le domaine de l’éducation. Elles prennent en compte les questions liées à l’égalité des sexes, par exemple dans la formation des enseignants et la révision des programmes et des manuels scolaires (par exemple l’incorporation dans le programme des écoles secondaires de modules de sensibilisation sur le danger de la traite). L’obligation scolaire imposée jusqu’en neuvième année. • Un manuel intitulé « Egalité des sexes et non-discrimination » a été publié à l’intention des étudiants de droit et comporte des références à la convention d’Istanbul. • Le Bureau du Procureur général et l’école de la magistrature organisent des formations qui portent sur la convention d’Istanbul à l’intention des procureurs. • Adoption du programme 2013-2017 par le Ministère de la culture. Ce programme met l’accent sur l’éducation culturelle mais aussi, la promotion de la lutte contre la discrimination et l’intégration du souci de l’égalité des sexes. • Les femmes sont plus diplômées que les hommes. 60% des femmes actives sont allées à l’université contre 30% d’hommes.

Les Obstacles

Malgré l’obligation scolaire imposée, le comité PIDESC énonce que seul l’enseignement primaire est gratuit et les coûts de l’éducation compromettent la capacité des parents d’envoyer leurs enfants, spécialement les filles, à l’école; Il y a des obstacles à l’accès à l’éducation pour les enfants dont la naissance n’a pas été enregistrée et qui n’ont pas de pièce d’identité, les enfants roms et les enfants handicapés, ou encore pour ceux qui vivent dans des zones reculées et qui sont infectés par le VIH/sida. ? Le système éducatif continue d’être gravement touché par la corruption. ? Le taux d’abandon scolaire est élevé, en particulier dans le secondaire, dû aux mariages précoces, aux stéréotypes traditionnels relatifs aux rôles des deux sexes, à l’insuffisance des moyens de transport, aux coûts annexes de l’éducation et à la participation à des activités économiques. ? Les filles, les enfants appartenant à des groupes minoritaires, dont les Roms, les enfants vivant en milieu rural et les enfants handicapés continuent d’être victimes de graves discriminations, en particulier en ce qui concerne leur accès à l’instruction, à la protection sociale, aux soins de santé et à un logement convenable. ? La violence intrafamiliale n’a toujours pas été explicitement interdite dans une loi et continue d’être largement acceptée et pratiquée comme un aspect normal de la vie. Le Comité (PIDESC) constate avec une préoccupation particulière que: ? La moitié des enfants sont régulièrement battus dans le cadre familial ou témoins d’acte de violence commis contre leur mère. En 2008, selon les informations dont dispose le Comité, 18 enfants se seraient suicidés à la suite d’actes de violence qu’ils avaient subis dans le cadre de la famille. La médiocrité des services éducatifs et des conditions d’apprentissage en zone rurale a été soulevée par le comité des droits économiques, sociaux et culturels (CDESC). Par ailleurs, il note avec préoccupation le nombre élevé d’enfants vivant ou travaillant dans la rue et l’insuffisance des mesures prises pour venir en aide à ces enfants qui, soumis aux pires formes d’exploitation, dont la mendicité, l’extrême marginalisation et l’absence de logis, courent le risque de tomber victimes de la traite et de l’exploitation sexuelle

Les Avancées

Le Gouvernement et la société albanais sont engagés depuis plusieurs années en faveur de la promotion du rôle de la femme dans la société, ainsi qu'en faveur de son renforcement au sein de la famille. Des améliorations significatives ont été apportées à la loi albanaise en matière d'égalité du genre. Ces recommandations sont traduites en action concrètes et en mesures dans la Stratégie nationale pour la période 2011-2015 sur l'égalité de genre. Des campagnes de sensibilisation du public ont été menées, notamment afin de faire connaître leurs droits aux femmes et aux jeunes filles. Un Conseil national sur l'égalité de genre a été mis sur pied doté d'un rôle consultatif. En 2010, une loi de protection contre la discrimination a été adoptée qui instaure un Commissaire chargé de cette tâche. La règle fixant un quota de 30 % de femmes sur les listes électorales.

Les Obstacles

L'obligation de parité hommes-femmes ne concerne pour le moment que les partis politiques, qui peuvent être condamnés à des amendes en cas de non-respect. Cette sanction est toutefois contournée: d'une part, si les partis ont établi des listes de candidats comptant 30% de femmes, au bout du compte, cela ne permet naturellement pas d'avoir un tel pourcentage d'élues. D'autre part, les partis s'organisent pour payer les amendes auxquelles ils sont condamnés. En ce qui concerne le salaire, on estime que l'écart est d'environ 17% et les syndicats ne sont guère sensibles au problème.

Les Avancées

En matière de promotion de la femme dans les instances décisionnelles, le pourcentage de femmes parlementaires a augmenté de 2% pour atteindre 17,7% suite au dernier scrutin national, avec 25 femmes sur 140 élus. Une femme est présidente du Parlement, une autre présidente de la Cour suprême. Des postes tels que celui de procureur de la République ou la présidence de la Commission électorale sont occupés par des femmes. Le gouvernement albanais compte 21 ministres dont postes occupés par les femmes. Elles sont parfois en charge de ministères de souveraineté ou stratégiques notamment celui de la défense et de l’économie. Les statistiques montrent que 65% des fonctionnaires sont des femmes, ce chiffre étant de 43% au sein de l'encadrement et de 29% pour les postes de la haute fonction publique. Selon le comité des droits de l’homme, la représentation des femmes dans l’administration publique s’est accrue, mais il constate qu’elles restent sous-représentées au Parlement. De plus, comme le stipule l’alinéa 1er de la Constitution albanaise du 21 octobre 1998, tout enfant né d’un parent (père et/ou mère) albanais acquiert ipso facto la nationalité albanaise. • Le gouvernement a engagé des réformes en faveur de l’égalité des sexes. A cet effet, il y’a eu des réformes pour améliorer les mécanismes juridiques, politiques et institutionnels en faveur de l'égalité des sexes. • La loi n°74/2012 concernant les amendements du Code électoral définit que la liste totale des candidats d’un candidat doit compter au moins 30% de femmes et la liste des principaux candidats au sein de chaque circonscription électorale 1/3 de femmes et 1/3 d’hommes. • On constate une progression du nombre de femmes à la prise de décision publique grâce aux améliorations apportées dans le code électoral. En janvier 2017, il y’avait 23% de femmes au parlement, 35% dans les conseils locaux, 9 maires femmes sur 61 et 8 ministres femmes pour 20 hommes. • Les femmes parlementaires ont créé en 2013 l’Alliance des femmes parlementaires. Elle vise à attirer l’attention sur les questions relatives aux femmes et en particulier à l’égalité des sexes.

Les Obstacles

Même s’il y’a des améliorations, la participation des femmes à la prise de décisions politiques et économiques reste limitée, les femmes albanaises continuent de faire face à des défis énormes.

Les Avancées
Les Obstacles
Les Avancées

Des progrès ont été accomplis par le gouvernement : - La promulgation de la loi sur la lutte contre la violence dans les relations familiales, - L’adoption de la Stratégie nationale et Plan d’action pour la parité des sexes et contre la violence au sein de la famille, 2007-2010. - L’existence du premier centre gouvernemental d’accueil des victimes de violence familiale. - La création d’un système d’aiguillage des plaignants dans les affaires de violences familiales. - En janvier 2006, une coalition d’ONGs nationales a présenté au Parlement une pétition signée par 20.000 Albanaises et Albanais, demandant une modification du droit afin d’empêcher les violences au sein de la famille. - Le nouveau Code de Famille de décembre 2003, en son article 61, contient des mesures urgentes. Il a en outre renforcé les mesures antiviolence vis-à-vis des femmes. - Les amendements au Code pénal (lois no23/2012 et 144/2013 portant ajouts et amendements à la loi no7895/27.01.1995 relative au Code pénal de la République albanaise) érigent en infraction pénale la violence domestique. Ces amendements pénalisent le harcèlement des femmes et durcissent les peines concernant les infractions pénales commises au sein de la famille ou à l’encontre des femmes. - La disparition forcée ayant notamment pour cible les femmes enceintes, les enfants et les autres personnes vulnérables est sanctionnée en infraction pénale par le Code Pénal. - Pour les dépenses judiciaires, les victimes de violence domestique n’ont pas à payer des impôts ni de taxes judiciaires. - En 2013, la peine pour le viol a été durcie. La peine minimale est de 3 ans et peut aller jusqu’à 10 ans. Pour le viol collectif ou le viol ayant des conséquences sur la santé de la victime, la peine d’emprisonnement est de 5 à 15 ans. Lorsque le viol entraine la mort ou le suicide de la victime, la peine d’emprisonnement est 10 à 20 ans. - Introduction, dans le Code pénal de décembre 1996, de l’incrimination de violence au foyer et de viol conjugal. Des organisations de femmes mènent depuis 1996 un combat contre les violences faites aux femmes. Elles ont mis en place des programmes de sensibilisation, formé des fonctionnaires de l’État et recueilli des informations sur les violences familiales. Elles ont également créé des services d’écoute téléphonique, des centres d’aide, des foyers et dispensent gratuitement des conseils en matière judiciaire et dans le domaine de l’emploi.

Les Obstacles

Concernant la traite des femmes et des filles, il existe : - Des lacunes dans l’application de la législation et des stratégies, - Une absence de protection effective pour les victimes de traite en tant que témoins - L’absence d’indemnisation des victimes. - Les victimes retombent dans les mains de trafiquants. - L’influence des réseaux mafieux s’activant dans la traite et le proxénétisme. Pour les VBG : - La plupart du temps, les femmes brutalisées sont victimes de leur conjoint, de leur ex-conjoint ou d’un partenaire. La société considère souvent avec indulgence la violence contre les femmes. Elle est largement tolérée au nom de la tradition, même aux plus hauts niveaux de l’Etat. - Les actes de violence au sein de la famille impliquent souvent l’utilisation d’armes à feu. La fréquence de la violence à l’égard des femmes demeure élevée en Albanie. Entre janvier et septembre 2011, 1.683 cas de violence domestique ont été signalés aux autorités, soit 260 de plus que pendant la même période de 2010; 82 % des victimes étaient des femmes. Toutefois, la plupart des actes de violence familiale, y compris ceux touchant des enfants, n’ont fait l’objet d’aucun signalement. Le taux de suicide chez les femmes victimes de violence familiale reste élevé. Selon le comité des droits de l’homme, les cas suivants constituent des préoccupations majeures concernant les violences à l’égard des femmes et des enfants : - Les cas de violences à l’égard des femmes et des enfants, notamment de châtiments corporels, continuent d’être signalés, - L’inefficacité des enquêtes de police sur les plaintes pour violence au foyer, qui aboutit à une impunité de fait pour les auteurs. - La rareté des condamnations et le manque de suivi de l’application des ordonnances de protection, qui rendent celles-ci dans une large mesure inefficaces. - Le nombre insuffisant de refuges pour les victimes de violence au foyer. - L’absence de mesures efficaces visant à prévenir l’exploitation et la violence sexuelles commises contre des enfants et à les protéger, - Les services d’appui psychosocial, de réadaptation et de réinsertion pour les enfants qui ont été victimes de la violence et de l’exploitation sexuelles n’existent pas. Dans les parties septentrionales du pays, les mères ne peuvent pas garder le contact avec leurs enfants lorsqu’elles vivent seules, ni retourner dans leur famille d’origine après un divorce ou après le décès de leur époux, en raison de l’application du Kanun, La migration est un facteur aggravant des VBG, notamment la traite des femmes et des filles. • La violence à l’égard des femmes est courante en Albanie, et il est à noter que 60% des femmes âgées de 15 à 49 ans ont été victimes de violence domestique

Les Avancées

Des réformes sont intervenues pour faciliter l'accès à la justice, en particulier la loi sur l'aide juridique, une initiative essentielle pour les groupes vulnérables. De récents amendements au code de procédure civile ont prévu des mesures visant à raccourcir les délais tout en allégeant la charge de travail des juges, afin d'augmenter leur efficacité et la qualité des décisions rendues. ? L’adoption de la loi no 77/2014 portant modification de la loi no 10039 sur l’aide juridictionnelle qui accorde l’accès à l’assistance d’un avocat aux femmes victimes de violences sexistes.

Les Obstacles

Le Comité sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes s’inquiète à propos des informations faisant état de corruption dans certains corps. Il est aussi préoccupé par le fait que le processus de sélection de cadres, aux échelons les plus élevés est fortement politisé et excessivement long. Le poste d’avocat du peuple (médiateur) est resté vacant plus d’une année et que, dernièrement, le Service de l’enfance, créé en 2004 au sein du Bureau du Médiateur, est resté inactif. La persistance du recours à la détention avant jugement d’enfants qui passeraient des mois en détention sans accès à l’éducation, à un appui psychologique ou à des mesures de réinsertion, et le fait que 70 % des jeunes condamnés ont accompli leur peine de détention avant d’être jugés. Selon Amnesty internationale, les magistrats du parquet ne donnent pas suite aux plaintes pour violences familiales, hormis lorsqu’elles entraînent la mort, causent de graves blessures, ou lorsqu’elles s’accompagnent de menaces avec des armes à feu ou d’autres armes. Les plaignantes ont la charge de la preuve dans les affaires de discrimination sexuelle, y compris les affaires de harcèlement sexuel sur le lieu de travail. ? Méconnaissance des femmes défavorisées et marginalisées de l’existence d’aide judiciaire pour les femmes victimes de violences sexistes.

Les Avancées

La situation semble s’améliorer depuis 2007: le taux de chômage est de 14,4% pour les hommes et de 12,2% pour les femmes (en 2007, la population active compte 49,3% de femmes, contre 38,6% en 2005). • Création d’un Fonds d’appui des femmes entrepreneurs, d’une valeur de 26.500.000 leks à réaliser dans un délai de 4 ans. • En faveur des femmes entrepreneurs, la Cooperazione Italiana et le Ministère du développement économique, du commerce et de l’entreprenariat ont accordé des primes à tous les projets proposés par des femmes. C’est en vertu de l’accord entre le Gouvernement albanais et le gouvernement italien pour l’appui aux petites et moyennes entreprises. • La Stratégie des activités commerciales et des investissements pour la période 2014-2020 définit un certain nombre d’objectifs portant sur l’amélioration du climat des affaires en général et de la situation de l’entreprenariat féminin en particulier. • Elaboration par le Ministère du développement économique, du commerce et de l’entreprenariat du plan d’action pour la période 2014-2020 en faveur des femmes entrepreneurs.

Les Obstacles

? Les traditions socioculturelles : les rôles attribués aux hommes et aux femmes. ? Le manque d'instruction des femmes dans les domaines du financement et de la gestion des exploitations agricoles. ? Les difficultés de mise en œuvre des réformes politiques et économiques menées en Albanie pendant les années 90 ont pesé lourdement sur l’état de pauvreté des populations et leur exclusion sociale. Dans les zones rurales, 6% seulement des exploitations agricoles appartiennent à des femmes ou sont gérées par des femmes, alors que 70% environ des femmes travaillent dans l’agriculture. ? Seules 8% des femmes sont propriétaires, alors que l’immatriculation des titres au nom exclusif de l’époux est illégale. ? Le Comité des droits de l’homme reste préoccupé par l’absence de renseignements sur les plaintes dénonçant l’écart salarial entre hommes et femmes alors que cette réalité est mise en évidence par de nombreuses sources, la méconnaissance du principe de l’égalité de salaire entre hommes et femmes pour un travail de valeur égale, et le contrôle limité exercé par l’Inspection du travail. ? Le taux de chômage des femmes reste nettement plus élevé que celui des hommes, alors que l’Albanie reconnaît que les femmes obtiennent de bons résultats dans les études. ? Le taux de chômage est particulièrement difficile à faire baisser chez les femmes appartenant aux groupes les plus défavorisés ou travaillant dans le secteur non structuré. ? Même si la législation est impartiale, nous constatons que les hommes détiennent et administrent les biens fonciers plus que les femmes.

Partager :
Facebooktwitterlinkedinmail

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus...

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close