KINSHASA 03-04 MARS 2014

RESEAU FRANCOPHONE POUR L’EGALITE FEMME – HOMME (RF – EFH)

«La Francophonie, c’est cet Humanisme intégral qui se tisse autour de la terre: cette symbiose des énergies dormantes de tous les continents, de toutes les races, qui se réveillent à leur chaleur complémentaire» – Léopold Sédar Senghor

« Passer d’une égalité de papier à une égalité dans les faits […] ». C’est cette « ambition de justice évidente que nous partageons […]» – Najat Vallaud Belkacem

220 millions de jeunes, de femmes et d’hommes ont dans le monde en partage l’usage de la langue française. Ce partage ne s’arrête pas uniquement à l’utilisation du français comme leur langue principale et habituelle, mais englobe essentiellement une adhésion commune autour de valeur de paix, de respect des droits humains et d’égalité. L’Organisation Internationale de la Francophonie a progressivement muri tout au long de ces cinquante dernières années. La francophonie est une philosophie avait pour habitude de dire Léopold Sédar Senghor, ce qui va rendre la mutation qu’elle va opérer, passant d’une organisation culturelle à une organisation beaucoup plus concernée par les enjeux politiques, tournée vers des questions essentielles de développement, de respect des droits humains, de démocratie et de paix, remarquable.

Les membres du réseau francophone pour l’égalité Femmes-Hommes (RF-EFH) ont adhéré aux choix des thématiques de ce second Forum en ayant la conviction qu’à l’issue de ces deux jours de riches échanges, elles repartiront avec l’assurance de mettre en œuvre ensemble les recommandations communes afin d’améliorer les performances économiques et sociales de nos pays et de créer un impact positif par le renforcement de la qualité de nos ressources humaines, levier de notre développement.

Le cadre de réflexion apporté par le réseau RF-EFH à l’occasion de ce second forum mondial des femmes francophones constitue une grande opportunité de partager nos convictions sur les sujets cruciaux du développement, de l’éducation et de la bonne gouvernance, de contribuer à faire entendre les voix des francophones sur ces questions et à faire émerger des enjeux spécifiques aux contextes des pays francophones.

On ne peut évoquer les acteurs du développement sans relever le rôle des femmes comme actrices à part entière de développement, dans toute leur diversité, qu’elles soient issues du milieu rural ou urbain, au « Nord » ou au « Sud », quel que soit leur âge ou leur condition sociale, leur culture ou religion.Forum de Kinshasa

Revenons quelques années en arrière et restons un court instant sur l’année 1975, décrétée «Année Internationale de la Femme, douze mois consacrés à une action intensive pour promouvoir le droit des femmes dans le monde» autour du thème « égalité entre l’homme et la femme, développement et paix». Cette année marquait le début d’une lutte historique, et nous voilà 39 ans plus tard à Kinshasa non pas pour reprendre les mêmes revendications mais pour défendre, consolider et pérenniser durablement les acquis, valoriser les réalisations et défendre de nouvelles avancées, et assoir un cadre d’action régulateur des manquements encore ressentis par les femmes et les hommes de l’espace francophone.

Malgré la prolifération de textes juridiques internationaux et régionaux de protection et de promotion des droits des femmes et de l’égalité de genre, dont nous ne citerons que deux, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard de la femme, et la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, il demeure que dans la pratique de tous les jours les violations des droits des femmes et la multiplication des pratiques discriminatoires ainsi que la résurgence d’intégrismes mettant en cause les acquis en faveur des droits des femmes et de l’égalité ne font que rendre les réalisations des objectifs d’égalité Femmes-Hommes complexes mais absolument concrétisables dans les sphères de l’éducation, du pouvoir et de la paix.

LE RF-EFH ET LA THEMATIQUE FEMMES & PAIX

Les femmes sont concernées à plusieurs titres par les conflits armés. Elles peuvent être à la fois victimes de violences et combattantes ou membres, volontaires ou non des forces armées. Elles sont aussi des actrices potentielles dans toutes les phases des conflits, en particulier dans les processus de paix, de réforme des secteurs de sécurité et de désarmement, démobilisation et réintégration, ainsi que dans les politiques de reconstruction et de développement.

En Afrique, plus d’un quart des 53 pays du continent a été touché par un conflit depuis la fin des années 1990. Les conflits armés d’aujourd’hui ont essentiellement un caractère interne, avec des répercussions régionales et sous-régionales. Un constat singulier veut que les victimes de ces conflits soient, de manière disproportionnée, des populations civiles, et particulièrement les populations les plus vulnérables que sont les femmes et les enfants.

Les formes de violences dont les femmes sont victimes sont le plus souvent les menaces à la sécurité personnelle, les violences sexuelles, la traite des femmes et des filles, l’aggravation des risques sanitaires…

En Europe, également, les femmes demeurent souvent marginalisées, vulnérables devant l’impunité des violences sexuelles qu’elles subissent dans les zones de conflit armé, comme nous avons pu le constater au Kosovo, et dans le Caucase du Sud.

Et, plus particulièrement, dans des secteurs professionnels encore fermés aux femmes celles qui y ont accès sont victimes de violences trop souvent impunies. C’est le cas au sein des armées, comme cela a été mis en lumière en France lors de la parution d’une enquête sur les violences sexuelles dans l’armée française, les femmes recrues sont victimes de harcèlement et de violences sexuelles, étouffées par les armées et dont les auteurs s’en sortent trop souvent en toute impunité.

Par ailleurs, les conflits engendrent également de grandes crises humanitaires, avec des millions de réfugiés et de personnes déplacées (selon les estimations du HCR, les femmes et les enfants représentent 80 % des réfugiés et des personnes déplacées dans le monde), des destructions d’infrastructures, une déstabilisation sociale et une limitation voire un arrêt total des services de base (écoles, structures sanitaires…).

Ainsi, dans l’espace francophone, les inégalités et les violences vécues par les femmes et les jeunes filles se manifestent d’une manière récurrente dans les contextes de conflits armés et d’instabilités politiques et sociales, mais cela ne devrait pas occulter les formes de violences dont les femmes sont victimes en temps de paix sociale.

Dans le cadre des processus de rétablissement de la paix et au sortir d’un conflit, l’implication des femmes dans les politiques de reconstruction et de développement doit surtout permettre de garantir le respect des droits fondamentaux des femmes, de les rétablir dans un système égalitaire, où leur participation s’effectuera sur un pied d’égalité, de manière transversale, dans l’ensemble des processus décisionnels et à tous les niveaux de responsabilité.

Le 31 octobre 2000, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1325 (2000) portant sur les femmes, la paix et la sécurité. Cette résolution vient renforcer le dispositif législatif composé par la série de résolutions du Conseil de sécurité concernant les enfants dans les situations de conflits armés, la protection des civils dans les conflits armés et la prévention des conflits armés.

Cependant, quatorze ans plus tard après l’adoption de la Res. 1325, l’absence des femmes aux tables des négociations des accords de paix est encore criante. Les femmes restent largement sous-représentées au sein des instances politiques et de transition et de nombreux pays n’ont toujours pas adopté un plan national de mise en œuvre de cette résolution. En période de conflit, les femmes continuent d’être prises pour cibles et subissent les violences les plus insoutenables. Dans de nombreux pays, les crimes sexuels sont utilisés comme arme de guerre par les parties au conflit. Les auteurs de ces crimes jouissent de la plus grande impunité, qu’ils soient issus des forces officielles ou des milices, contribuant à banaliser ces crimes, alors même que les victimes subissent stigmatisation et abandon et qu’elles peinent à accéder aux services médicaux et psycho-sociaux nécessaires. Nous soutenons également que la mise en œuvre pleine et entière de la résolution 1325 et des suivantes est un outil complet de garantie des droits des femmes et contribue durablement à la paix durable.

Les membres du réseau RF-EFH considèrent qu’il revient aux instances de décision de la Francophonie de renforcer les mécanismes de participation des femmes aux processus de paix, de réhabilitation et de développement durable en améliorant leur opérationnalité tout en favorisant un partenariat avec des organisations au niveau international et régional œuvrant dans ce secteur.

Nous considérons qu’il est également nécessaire que la Francophonie s’approprie les instruments existants en matière de résolution des conflits et qu’elle participe de manière constante à l’évaluation systématique des décisions publiques de mise en œuvre de tels instruments tout en prenant en considération leur impact sur les indices d’égalité entre les femmes et les hommes.

Il est pour nous primordial de renforcer les structures de gouvernance existantes, de les rendre efficaces et responsables, et de les mettre en place là où elles sont encore manquantes.

En résumé, nous émettons les recommandations suivantes :

R1 – Assurer l’intégration et la prise en compte des enjeux spécifiques au genre dans l’ensemble de ses actions et de ses domaines d’action, notamment le forum de la francophonie économique

R2 – Favoriser les échanges réguliers entre les acteurs du développement et de la promotion de l’égalité de genre issus des différents pays francophones

R3 – Mettre en place un observatoire francophone du genre et de l’inclusion sociale

R4 – Assurer un plaidoyer pour assurer l’intégration de la problématique de l’autonomisation économique des femmes francophones dans l’agenda post-2015

R5 – L’instauration de structures de veille responsables, avec l’objectif de s’assurer que les structures impliquées pour une mise en œuvre efficace de la résolution 1325, travaillent sur la base d’indicateurs mesurables et utilisables de façon transversale dans les secteurs concernés (finances, planification économique, justice, éducation, intérieur, santé, défense et de sécurité…)

R6 – La mise en œuvre de la résolution 1325 doit s’inscrire dans des programmes transversaux à de nombreux ministères et administrations. Il est nécessaire de renforcer non seulement la coordination interministérielle et interinstitutionnelle, mais aussi d’associer l’ensemble des acteurs concernés, y compris ceux issus de la société civile, afin de promouvoir une stratégie globale pour son application.

R7 – Il s’agit aussi de favoriser un renforcement de la participation directe des femmes aux missions de maintien de la paix et aux opérations de reconstruction en favorisant leur accès à des fonctions au sein des composantes civiles comme militaires ainsi qu’aux fonctions élevées dans la chaîne de commandement. Nous soulignons l’importance d’avoir recours aux femmes comme médiatrices, celles déjà formées et pour les autres, dont certaines agissent déjà de manière informelle comme actrice-médiatrice de résolution des conflits, nous recommandons la facilitation à l’accès aux programmes de renforcement des capacités.

R8- La consolidation de la paix soit l’affaire de tous, gouvernements nationaux, partenaires internationaux, société civile et communautés locales.

R9 – En parallèle à la mise en œuvre des processus de paix et de développement, le choix d’impliquer et de renforcer les capacités des femmes requiert une approche holistique qui inclut leur autonomisation et le renforcement de leur pouvoir d’action.

R10 – Nous approchons de la phase de révision des plans d’action de mise en œuvre de la résolution 1325; il s’agit d’un important moment qui nous donne l’occasion d’évoquer les actions de reddition des comptes par les gouvernements de l’espace francophone, pour ce qui concerne les engagements pris de mettre en œuvre la Résolution 1325. Tous les secteurs ministériels doivent être sollicités et nous recommandons qu’une attention particulière soit accordée aux ministères en charge de l’égalité femmes-hommes afin de les intégrer pleinement dans l’évaluation de l’impact de la 1325 sur les conditions d’égalité et de promotion de la participation des femmes, et de prendre toute la mesure des programmes qui ont été financés dans ce sens.

R11 – Il faudra aussi assurer l’implication et la participation des hommes dans toutes les actions (terrain, militantisme, plaidoyer, recherche…) travaillant à la promotion et à l’atteinte de l’égalité de genre dans le monde francophone.

R12 – Il est également recommandé d’assurer la prise en compte des spécificités des filles et des femmes dans leur diversité, en portant une attention particulière aux femmes vivant en milieu rural, aux femmes en situation de vulnérabilité accrue, notamment les femmes en situation de handicap, et aux filles et adolescentes.

R13 – De même, nous recommandons le travail en  réseau afin de renforcer les synergies entre les différents types d’acteurs, issus des différents pays, impliqués dans la promotion des droits des femmes et l’égalité de genre

LE RF-EFH ET LA THEMATIQUE FEMMES & POUVOIRS

Qu’est-ce qui fait qu’il soit encore si difficile d’atteindre la masse critique de 50 % de femmes dans les sites de pouvoirs (économique, socioculturel et politique) dans notre communauté, avec plus de 120 millions de femmes francophones dans le monde, alors que dans le même temps, leur poids démographique est reconnu sous le prisme de la gouvernance démocratique comme un réel déterminant du pouvoir politique ?

S’il est admis que les femmes comptent, leur production n’est pas suffisamment valorisée dans le calcul des facteurs de développement, ce qui ne traduit que de façon minimaliste la rémunération de leur engagement politique dans la plupart des États.

Leur faible représentation dans les sites et lieux d’expression du pouvoir traduit en effet la méconnaissance de l’impact de leur implication dans les processus de transformation sociale.

Dès lors, le combat pour rétablir la femme dans tous ses droits passe par l’acquisition du savoir et du savoir-faire, par son autonomisation économique et financière, avec la mise en place d’un arsenal législatif approprié y compris au niveau des politiques macroéconomiques, et la reconnaissance du travail reproductif  majoritairement à la charge des femmes.

La représentation des femmes dans les instances politiques demeure encore faible, et les relations entre les femmes et le pouvoir continuent de s’inscrire dans la polysémie du terme. Comment, tout à la fois le pouvoir au singulier, se vide de cette présence féminine lorsqu’il s’agit de désigner la figure centrale de l’État ? Dans les instances politiques et dans les instances de décisions, les mécanismes combinant lois, structures sociales, cultures et coutumes doivent se combiner afin de donner toute sa mesure au combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Par ailleurs, les politiques publiques de nos États doivent inclure dans leurs déterminants des catégories potentiellement génératrices de ressources encore non exploitées. Parmi ces catégories, nous citerons le secteur informel qui comprend une sphère reproductive de l’économie où le travail accompli est assuré à 80% par les femmes. En outre, nous soutenons que même si l’approche microéconomique est institutionnalisée, il faut faire en sorte que les initiatives économiques dans lesquelles les femmes sont investies – souvent par défaut mais aussi par choix d’une alternative à l’orthodoxie – et par lesquelles elles créent des richesses soient valorisées comme des modes de développement économique à part entière (crédits solidaires, économie sociale et solidaire, réseaux économiques alternatifs).

Pour terminer, nous émettons les recommandations suivantes que sont :

R1 – Le renforcement des capacités des économistes et décideurs économiques sur les questions de genre et les méthodes y relatives (notamment la planification et la budgétisation sensible au genre), et en parallèle le renforcement des capacités des défenseurs de l’égalité et des droits des femmes sur les enjeux économiques, afin de favoriser l’intégration du genre au niveau macroéconomique

R2 – La généralisation des initiatives de planification et budgétisation sensible au genre, à tous les niveaux (politiques publiques, programmes et projets de développement), contribuant à une meilleure intégration du genre dans ces processus et à une meilleure traçabilité de leurs impacts sur le genre et sur les femmes.

R3 – Le travail de déconstruction des inégalités de genre, à tous les niveaux (individuel, communautaire et institutionnel) et la domestication des instruments juridiques internationaux de garantie et de protection des droits socio-économiques, civiques et politiques des femmes. Pour cette initiative il nous semble important d’impliquer activement le secteur privé qui doit être soumis aux bonnes pratiques en faveur de l’égalité hommes femmes et à la mise en œuvre en faveur de l’autonomie des femmes.

R4 – La promotion de l’entrepreneuriat parmi les femmes et les filles en milieu rural et urbain.

R5 –Ce qui manque le moins ce sont les lois, ce qui manque le plus c’est la praxis démocratique. Ainsi, nous recommandons que le réseau appuie les membres de la société civile de l’espace francophone à réussir la mutation de la qualité de ces ressources humaines féminines pour en faire des agents et actrices de plein droit du pouvoir.

 R6 – il faudra mettre en place des actions contribuant à la collecte, à l’analyse et à la diffusion de données qualitatives et quantitatives, fiables et objectives, sur la contribution des femmes au développement économique – y compris les fruits du travail informel et du travail reproductif assuré par les femmes, en lien étroit avec les institutions impliquées sur ces sujets.

R7 – Contribuer à la mise en place d’actions innovantes en faveur de l’autonomisation économique des femmes utilisant les nouvelles technologies et les T.I.C. comme outils et facteurs de développement économique

LE RF-EFH ET LA THEMATIQUE FEMMES & EDUCATION

À travers l’OMD n°2 sur l’’éducation, la communauté internationale entend également se fixer le but à long terme d’assurer le plein-emploi et la possibilité pour chacun, y compris les femmes et les jeunes, de trouver un travail décent et productif grâce à une éducation de qualité, à tous les niveaux, de l’éducation de base à la formation professionnelle en passant par le cycle secondaire, l’éducation informelle, l’enseignement supérieur et la recherche.

Les dernières données disponibles pour l’Afrique Subsaharienne permettent de constater que le nombre d’enfants inscrits aux primaires a augmenté de 46 millions, passant de 87 à 133 millions[1]en 2013. Force est de reconnaitre que les pays ont donc fourni des efforts considérables, permettant non seulement de répondre à la croissance de la population en âge de fréquenter le primaire, mais également de réduire le nombre d’enfants non scolarisés.

Néanmoins, ces efforts n’ont pas été reflétés au niveau des taux de scolarisation en secondaire, ce qui traduit de réelles difficultés d’assurer le maintien des filles à l’école, en raison de niveaux de qualité de l’éducation extrêmement variable et de condition d’éducation non optimales (défaut de personnel enseignant féminin, de toilettes séparées filles-garçons, curricula scolaires aveugles au genre, répartition des tâches inéquitable entre filles et garçons, absence de solutions adaptées aux jeunes mères…). Aujourd’hui, l’Afrique subsaharienne demeure la seule région du monde où les disparités entre les sexes se sont aggravées au deuxième cycle du secondaire depuis 2000, et les chiffres révèlent que pour 100 garçons inscrits au deuxième cycle du secondaire, seules 76 filles sont inscrites au même niveau.

Nous sommes d’avis que la promotion des ressources humaines en générale et celle féminine en particulier passe impérativement par l’éducation-instruction compétitive comme gage et fer de lance du développement durable.

A ce titre, nous émettons les recommandations suivantes :

R1 – La mise en perspective de politiques publiques qui conjuguent la relation entre l’augmentation des taux de scolarisation des filles et des garçons et ciblent directement la qualité de l’éducation et le maintien des filles à l’école afin de relever les insuffisances des politiques sectorielles et d’en évaluer leur efficacité

R2 – La généralisation des politiques de féminisation du corps enseignant au niveau primaire, secondaire et universitaire

R3 – Le renforcement des mesures d’investissement sélectif, de perfectionnement des infrastructures éducatives, de la vulgarisation des technologies de l’information et de communication, des programmes d’éducation pour adultes et également le perfectionnement des formateurs-trices et éducateurs-trices doit favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes femmes et de jeunes hommes capables de se positionner comme des ressources humaines de qualité qui contribueront activement au développement local et à celui de leur pays.

R4 – Tout en renforçant l’éducation, nous recommandons, dans le domaine des politiques d’emploi, des actions mesurables qui mettent fin aux pratiques de recrutement et de vie professionnelle discriminatoires.

R5 – Les membres de ce réseau sont particulièrement sensibles à la mise en œuvre de politiques d’éducation qui englobent des domaines d’intervention larges et nouveaux tels que les problématiques de paix et sécurité, de violences faites aux femmes et aux jeunes filles et cela dès le niveau secondaire et même dans le cycle primaire. Dans le cadre des politiques de lutte contre toutes les formes de violences, il est nécessaire que les initiatives de démarginalisation des femmes et les filles aient une portée transversale et soient en mesure de garantir efficacement l’égalité des droits des femmes et des filles, leur pleine participation à la vie politique, économique et publique et une tolérance zéro face à la violence et à l’exploitation les concernant. La participation scolaire des filles et des femmes dans le domaine de la paix est un moyen efficace de combattre les inégalités et les discriminations qui font le lit des conflits et qui fomentent les intolérances  au sein de la société.

Dans les domaines d’action que sont la paix, l’éducation et le pouvoir, le réseau francophone pour l’égalité Femme-Homme soumet une recommandation globale qui devrait se traduire par la mise en place d’un observatoire francophone des gains , des échecs et des obstacles , avec à l’ appui des indicateurs adaptés à chaque  pays.

[1]DIVISION DE LA POPULATION DES NATIONS UNIES. 2013. Base de données [en ligne].Accessible à partir de la page : http://esa.un.org/unpd/wpp/unpp/panel_population.htm
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